Skip to content Skip to footer

Portrait: Caroline Stévigny

Caroline Stévigny

Responsable du Musée des Plantes médicinales et de la Pharmacie

Par Nathalie Nyst

Depuis plus d’un an, Caroline Stévigny a succédé à Maurice Vanhaelen comme responsable du Musée des Plantes médicinales et de la Pharmacie, situé au campus de la Plaine. Après des études en pharmacie aux Facultés Notre-Dame de la Paix à Namur, puis à l’Université catholique de Louvain (1993-1998), elle a décroché son doctorat en 2004 à l’École de Pharmacie de cette même université, avec une thèse intitulée Contribution à l’étude des aporphines à partir d’échantillons béninois de Cassytha filiformis, sous la supervision du Professeur J. Quetin-Leclercq. Caroline Stévigny a ensuite effectué un post-doctorat en Italie, d’abord à l’Università degli studi del Piemonte Orientale (2004- 2005, grâce à une bourse de la Région Piémont), puis à l’Università degli Studi di Torino (2005-2006, comme assistante de recherche) ; son thème de recherche portait sur la caractérisation et la valorisation des sous-produits issus de la culture de la noisette du Piémont.

Un engagement pédagogique

Dès son retour d’Italie, Caroline Stévigny occupe un poste de professeure associée à la Faculté de Pharmacie de l’ULB. Elle a été promue Professeure en octobre 2017. Elle y enseigne actuellement la botanique pharmaceutique, la mycologie, la pharmacognosie, la phytothérapie/phytomédecine et s’occupe de la gestion du Doctorat au sein de sa Faculté. Elle a également enseigné la nutrition humaine et la bromatologie. Au sein de deux Masters interuniversitaires, elle donne, en collaboration, des cours concernant la qualité des matières premières d’origine végétale (MS dermato-cosmétologie et MS en pharmacie industrielle). Enfin, elle assume aussi, en collaboration, un cours à l’École de Bio-ingénierie, intitulé « Principales chaînes agro-alimentaires et valorisation des molécules d’origine alimentaire ». En 2008, Caroline a enseigné la phytomédecine en Italie (Università della Calabria, Faculté de Pharmacie, programme Erasmus-LPP) et a effectué une mission d’enseignement pour la Coopération universitaire au développement (CUD) auprès la Faculté de Pharmacie de l’Université de Lubumbashi (République démocratique du Congo ; De la plante à la phytomédecine). Enfin, de 1998 à 2005, Caroline Stévigny a été professeure-assistante à l’École de Pharmacie de l’Université catholique de Louvain, pour les cours liés à la pharmacognosie, la technologie et l’analyse pharmaceutiques.

Une chercheuse chevronnée

Caroline Stévigny est spécialisée dans le domaine des produits naturels. Ses thèmes de recherche principaux portent sur les domaines suivants : authentification botanique de matières premières d’origine végétale ; caractérisation chimique et quantification, évaluation de l’activité biologique et de la toxicité de produits naturels issus de plantes sélectionnées en ethnopharmacologie ; liens entre phylogénie et contenu chimique des végétaux (via des études métaboliques) ; valorisation des aliments végétaux et des champignons. Depuis son arrivée à l’ULB, Caroline Stévigny a travaillé au sein du laboratoire de « Pharmacognosie, Bromatologie et Nutrition humaine – PlantNut », dont elle est devenue la responsable en octobre 2013. Depuis octobre 2017, elle est la responsable de la nouvelle unité de recherche intitulée « Pharmacognosie, Bioanalyse et Médicaments ». Elle est auteure ou co-auteure de trois chapitres d’ouvrage et de plus de cinquante articles scientifiques et a présenté plus de cent communications dans des colloques, symposiums et congrès, nationaux et internationaux. Enfin, elle siège en tant qu’experte dans différentes commissions de l’AFMPS (Agence du Médicament) et, depuis 2012, est consultante pour la Commission Européenne (DG TAXUD)

Une responsable dynamique

Depuis qu’elle a repris les rênes du Musée des Plantes médicinales et de la Pharmacie, installé dans les locaux de la Faculté de Pharmacie, Caroline veille à conserver ce qui fut mis en place par Maurice Vanhaelen et Renée Fastré (voir Newsletter n° 1, janvier 2013), mais s’active aussi à développer le musée. Elle a ainsi obtenu le recrutement d’une assistante chargée d’exercices à temps partiel, Vitalija Povilaityte-Petri, qui prendra ses fonctions dans quelques jours et s’attachera notamment à poursuivre l’inventaire des collections de pharmacie aux côtés de Marie Faes et d’Olivier Vaillant, techniciens, qui s’occupent également de la bonne gestion du musée à temps partiel.
Grâce à Caroline Stévigny, un étudiant en histoire de l’art et archéologie, Romain de Wit, consacre son mémoire de master au Musée. Enfin, le musée continue de participer activement aux activités communes organisées par le Réseau comme à celles d’Inforsciences. Caroline est aussi à l’origine de l’implémentation du Smart Jardin au sein du Jardin botanique Jean Massart. Les Facultés des Sciences et de Pharmacie ont en effet œuvré de concert à l’entrée du numérique dans la collection des plantes médicinales. Le stage d’été facultatif organisé en juillet prochain à Peyresq (Alpes de Haute-Provence) et dédié aux plantes médicinales est une activité coordonnée par Caroline Stévigny, en collaboration avec l’Association Nicolas Claude Fabri de Peiresc. Pour les étudiant.e.s en pharmacie, ce type de stage complète pratiquement ce que leur apportent les collections muséales, puisqu’il leur permet de confectionner un herbier de plantes médicinales. Merci à Caroline et à son équipe pour leur investissement en faveur du patrimoine de l’Université !

Leave a comment

MUSÉE DES PLANTES MÉDICINALES ET DE LA PHARMACIE

tous droits réservés 2023-2025

dernières modifications 20 décembre 2024